{"id":5835,"date":"2026-01-31T21:44:05","date_gmt":"2026-01-31T21:44:05","guid":{"rendered":"https:\/\/swaidamag.com\/salkhad-ar\/"},"modified":"2026-04-04T21:08:49","modified_gmt":"2026-04-04T21:08:49","slug":"salkhad-fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/salkhad-fr\/","title":{"rendered":"Le ch\u00e2teau fort de Salkhad au Moyen \u00c2ge"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5835?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\" \/><\/a><\/div>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Gharz-Aldin Mohanad ( <\/em><a href=\"mailto:mohanad.gharzalden@gmail.com\"><em>mohanad.gharzalden@gmail.com<\/em><\/a><em> )<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(<\/em><em>P\u00e1zm\u00e1ny P\u00e9ter<\/em>&nbsp;<em>Catholic&nbsp;University,<\/em><strong> <\/strong><em>Budapest, Hungary<\/em><strong><em>)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00ab Territoire jouxtant le Hauran, aux abords de Damas : une forteresse puissamment fortifi\u00e9e et une vaste contr\u00e9e agr\u00e9able, r\u00e9put\u00e9e pour son vin. \u00bb&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Y\u0101q\u016bt al-\u1e24amaw\u012b,&nbsp;Mu\u02bfjam al-Buld\u0101n, vol. 3, p. 401)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans cet article de vulgarisation, je tenterai de pr\u00e9senter bri\u00e8vement l\u2019un des plus importants ch\u00e2teaux militaires du Levant \u00e0 l\u2019\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale. Il joua un r\u00f4le majeur pour tenir les Crois\u00e9s \u00e0 distance de Damas et pour surveiller les r\u00e9gions environnantes. Le site traversa par ailleurs les p\u00e9riodes fatimide, zengide, ayyoubide et mamelouke.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ch\u00e2teau de Salkhad, situ\u00e9 dans le gouvernorat de Soue\u00efda, au sud de la Syrie, compte parmi les sites m\u00e9di\u00e9vaux les plus importants du pays. Pourtant, il n\u2019a jamais fait l\u2019objet d\u2019une \u00e9tude approfondie. Bien qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019une des forteresses m\u00e9di\u00e9vales les mieux conserv\u00e9es, il n\u2019existe ni plan d\u2019ensemble, ni documentation g\u00e9n\u00e9rale, ni analyse d\u00e9taill\u00e9e de son importance historique, architecturale ou arch\u00e9ologique, alors m\u00eame qu\u2019il constituait l\u2019un des principaux centres d\u00e9fensifs aux abords de Damas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019histoire du ch\u00e2teau appara\u00eet dans les sources d\u00e8s l\u2019\u00e9poque nabat\u00e9enne, au Ier si\u00e8cle av. J.-C., et le site a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 de mani\u00e8re continue comme position militaire jusqu\u2019\u00e0 l\u2019occupation fran\u00e7aise de la Syrie en 1920.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette \u00e9tude proposera une description syst\u00e9matique de l\u2019ensemble des structures, accompagn\u00e9e d\u2019une r\u00e9flexion sur les fonctions possibles des diff\u00e9rents espaces, ainsi que sur les mat\u00e9riaux et techniques de construction. Elle ne se limitera pas au ch\u00e2teau, mais prendra aussi en compte son environnement imm\u00e9diat. La forteresse \u00e9tait \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 un faubourg voisin, o\u00f9 subsistent de nombreux vestiges en surface. Un autre objectif majeur est de reconstituer le r\u00f4le jou\u00e9 par Salkhad \u00e0 l\u2019\u00e9chelle r\u00e9gionale, comme centre administratif et p\u00f4le structurant de l\u2019occupation et de l\u2019organisation du peuplement dans cette partie de la Syrie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mots-cl\u00e9s<\/strong>: <em>ch\u00e2teau ; Moyen \u00c2ge ; fortifications ; Salkhad ; Syrie ; Levant ; p\u00e9riodes ayyoubide et mamelouke ; Damas ; Croisades ; militaire ; architecture.<\/em><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Localisation g\u00e9ographique<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;Salkhad se situe dans la partie m\u00e9ridionale de la Syrie actuelle, dans la province de Soue\u00efda. Elle est implant\u00e9e sur une colline au sein de ce que l\u2019on appelle le Jabal al-\u02bfArab. Elle se trouve \u00e0 30 km au sud de Soue\u00efda et \u00e0 145 km au sud de Damas, \u00e0 22 km \u00e0 l\u2019est de Bosra, dans la province de Daraa, et \u00e0 environ 20 km au nord de la fronti\u00e8re jordanienne, (Fig1). Elle est situ\u00e9e \u00e0 une altitude de 1350 m au-dessus du niveau de la mer, dans les hautes terres druzes, (Fig 2). Le climat de la r\u00e9gion est froid et semi-aride (1). L\u2019une des caract\u00e9ristiques majeures de cette r\u00e9gion est que les pr\u00e9cipitations y sont plus abondantes en hiver. Elle dispose de nombreuses ressources en eau et, \u00e0 la pr\u00e9histoire, les \u00e9ruptions volcaniques y ont form\u00e9 une couche arable de bonne qualit\u00e9 (2).<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" alt=\"Diagram\n\nDescription automatically generated\" src=\"blob:https:\/\/swaidamag.com\/3548a9e3-9a1c-4dd3-92b4-b34d032ffbb9\" width=\"278\" height=\"305\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"994\" height=\"686\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-44.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5904\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-44.jpeg 994w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-44-300x207.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-44-768x530.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-44-370x255.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-44-470x324.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-44-600x414.jpeg 600w\" sizes=\"(max-width: 994px) 100vw, 994px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<ol start=\"2\" class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Aper\u00e7u historique<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 la fin du Ier si\u00e8cle av. J.-C., les Nabat\u00e9ens venus du sud avaient \u00e9tabli leur royaume dans l\u2019actuelle Jordanie et fait de Bosra leur seconde capitale, leur premi\u00e8re capitale ayant \u00e9t\u00e9 P\u00e9tra. Les Nabat\u00e9ens \u00e9taient c\u00e9l\u00e8bres pour leur commerce et leur vie \u00e9conomique, et avaient par cons\u00e9quent fortifi\u00e9 les routes commerciales menant \u00e0 Damas (5). La fortification de Salkhad \u00e9tait tr\u00e8s importante, car les Nabat\u00e9ens voulaient contr\u00f4ler, depuis ce point, les environs et surveiller la route reliant Damas \u00e0 leur capitale, P\u00e9tra. Damas \u00e9tait contr\u00f4l\u00e9e d\u2019une part depuis les hauteurs du Jabal al-\u02bfArab, et d\u2019autre part depuis Salkhad, qui contr\u00f4lait l\u2019axe Bosra\u2013Damas. Les Nabat\u00e9ens \u00e9tablirent un site cultuel sur la haute colline adjacente \u00e0 la ville de Salkhad et d\u00e9cid\u00e8rent d\u2019y construire leur forteresse, incluant le temple de leurs divinit\u00e9s, notamment al-L\u0101t, dat\u00e9 de 40\u201350 av. J.-C. (6).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au d\u00e9but du Ier si\u00e8cle apr. J.-C., la Syrie passa sous domination romaine. Les Romains suivirent la m\u00eame politique que les Nabat\u00e9ens. Ils accord\u00e8rent une grande attention aux modes de commerce et au renforcement des routes commerciales (7). Ils s\u2019int\u00e9ress\u00e8rent vivement \u00e0 Salkhad, qui constituait la premi\u00e8re barri\u00e8re face aux tribus nomades attaquant les points d\u2019eau et les routes commerciales (8).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s la conqu\u00eate islamique, plusieurs tribus arabes, dont celles \u00e9tablies \u00e0 l\u2019est de Salkhad, p\u00e9n\u00e9tr\u00e8rent dans le Levant m\u00e9ridional. Compar\u00e9e \u00e0 la p\u00e9riode romano-byzantine, la nouvelle \u00e8re pacifi\u00e9e semble avoir rel\u00e9gu\u00e9 Salkhad dans l\u2019ombre. Les historiens ne mentionnent pas ici les \u00e9v\u00e9nements importants qui se d\u00e9roul\u00e8rent dans la r\u00e9gion durant la premi\u00e8re p\u00e9riode islamique et sous la dynastie omeyyade. La ville devint un centre moins important durant la p\u00e9riode omeyyade et au d\u00e9but de l\u2019\u00e9poque abbasside (9). Int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 un vaste empire unifi\u00e9, elle s\u2019inscrivit sur une route commerciale reliant Damas \u00e0 la p\u00e9ninsule Arabique via Bosra et Salkhad, et devint un axe majeur pour les p\u00e8lerins, m\u00ealant tribus nomades converties \u00e0 l\u2019islam et groupes install\u00e9s dans des zones urbanis\u00e9es. La r\u00e9gion \u00e9tait stable et paisible, \u00e9loign\u00e9e des conflits (10).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La conqu\u00eate de la Syrie par les Fatimides au Xe si\u00e8cle entra\u00eena l\u2019int\u00e9gration de Salkhad \u00e0 leur nouvel \u00c9tat. La ville \u2014 et tr\u00e8s probablement son ancienne forteresse \u2014 fut utilis\u00e9e comme base militaire afin de contr\u00f4ler des tribus nomades telles que les Ban\u012b Sakhir et les Ban\u012b \u02bfAmr. En outre, ils lanc\u00e8rent depuis ici, ainsi que depuis d\u2019autres parties du Levant, des attaques vers l\u2019est (11). Ils visaient \u00e9galement \u00e0 \u00e9liminer l\u2019\u00c9tat abbasside rival, alors en p\u00e9riode de d\u00e9clin et de faiblesse. Toutefois, la pr\u00e9sence dans la r\u00e9gion de tribus nomades refusant de se soumettre \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 fatimide les emp\u00eacha d\u2019atteindre leurs objectifs (12). Ils cherch\u00e8rent donc, tant\u00f4t \u00e0 contrarier les tribus b\u00e9douines en suscitant conflits et troubles, tant\u00f4t \u00e0 coop\u00e9rer avec elles pour obtenir leur appui lors de la guerre ult\u00e9rieure contre les Qarmates au nord. Outre les guerres avec les B\u00e9douins, la r\u00e9gion fut souvent frapp\u00e9e par des catastrophes naturelles telles que des \u00e9pid\u00e9mies et des invasions de sauterelles (13).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les Fatimides ne laiss\u00e8rent pas de traces significatives dans la ville de Salkhad, \u00e0 l\u2019exception du ch\u00e2teau construit par Hassan bin Mismar al-Kalabi (14). Ce ch\u00e2teau rev\u00eatait une importance durant la p\u00e9riode fatimide, puisqu\u2019il est mentionn\u00e9 que les Fatimides nomm\u00e8rent Hassan bin Mismar al-Kalabi (15) \u00e0 Salkhad sous le r\u00e8gne d\u2019al-Mustansir Billah, qui r\u00e9gna de 1031 \u00e0 1094. Hassan y fit \u00e9difier un ch\u00e2teau, dat\u00e9 de 1073 apr. J.-C., et l\u2019on peut lire sur l\u2019arc de sa porte l\u2019inscription suivante : \u00ab La construction de cette forteresse a \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9e par le prince de l\u2019\u00e9poque arabe, \u02bfIzz al-D\u012bn Fakhr al-Dawla al-Mustansir, souverain d\u2019\u00c9gypte (16) \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 partir des ann\u00e9es 1140, le chef de guerre \u02bfIm\u0101d al-D\u012bn Zink\u012b et ses h\u00e9ritiers \u00e9tablis \u00e0 Mossoul consolid\u00e8rent leur pouvoir en Syrie. L\u2019\u00c9tat zengide \u00e9mergea comme un prolongement de l\u2019\u00c9tat seldjoukide. Les deux dynasties occupent une place particuli\u00e8re dans l\u2019histoire islamique en raison de leur r\u00f4le \u00ab jih\u00e2diste \u00bb contre les Crois\u00e9s et de leur effort pour unifier les rangs de l\u2019islam.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les sources m\u00e9di\u00e9vales mentionnent qu\u2019en 1147, Sayf al-Din al-Tuntash, gouverneur de Salkhad, entra en contact avec les Crois\u00e9s, qui l\u2019encourag\u00e8rent \u00e0 se soulever \u00e0 Damas contre Mu\u02bfin al-Din Unur ; en \u00e9change de leur soutien, il les appuya \u00e0 son tour. Ils d\u00e9cid\u00e8rent de prendre le contr\u00f4le de la forteresse de Salkhad (17). Les Crois\u00e9s march\u00e8rent donc vers le ch\u00e2teau et, dans le m\u00eame temps, Mu\u02bfin al-Din Unur adressa une demande d\u2019aide \u00e0 Nur al-Din Mahmud Zinki, lequel envoya une importante arm\u00e9e \u00e0 Bosra. Il livra bataille aux Crois\u00e9s et parvint \u00e0 les vaincre, mais les gouverneurs de Bosra et du ch\u00e2teau de Salkhad continu\u00e8rent \u00e0 entretenir des contacts avec eux (18). Le haut degr\u00e9 d\u2019autonomie de ces forteresses constituait une menace r\u00e9elle pour Damas, du fait de leur situation g\u00e9ographique particuli\u00e8re et de leur r\u00f4le \u00e9conomique. Ainsi, en 1154, Nur al-Din Zinki conquit Damas ainsi que l\u2019ensemble des territoires m\u00e9ridionaux qui en d\u00e9pendaient. Cela marqua le d\u00e9but d\u2019une p\u00e9riode de stabilit\u00e9 (19). Il contribua aussi largement \u00e0 freiner les ambitions expansionnistes des Crois\u00e9s. Les forteresses de Bosra et de Salkhad \u00e9taient d\u2019une importance capitale pour la protection de la moiti\u00e9 sud des territoires musulmans (20). L\u2019importance de Salkhad se refl\u00e8te dans le fait qu\u2019en 1160, Muhammad (21), fils de Nur al-Din, fut nomm\u00e9 commandant du ch\u00e2teau (22).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1173, Nur al-Din Zinki mourut de maladie \u00e0 Damas (23). Il fut remplac\u00e9 par son fils al-Malik al-Salih Ismail, \u00e2g\u00e9 de 11 ans (24). La m\u00eame ann\u00e9e, Salah al-Din (Saladin), chef des Ayyoubides, renversa le califat fatimide en \u00c9gypte et s\u2019empara du pouvoir (25). Il assura \u00e0 al-Salih Ismail son ob\u00e9issance en \u00e9change de son maintien au pouvoir en \u00c9gypte, puis le transf\u00e9ra \u00e0 Alep afin qu\u2019il y exerce l\u2019autorit\u00e9 (26). Toutefois, cette situation permit \u00e0 Saladin de tirer parti des circonstances : il attaqua Homs et Damas en 1174 (27). Durant le r\u00e8gne de Saladin, il parvint \u00e0 r\u00e9unifier les \u00c9tats islamiques face aux Crois\u00e9s (28). Salkhad n\u2019est mentionn\u00e9e \u00e0 son \u00e9poque qu\u2019\u00e0 propos de sa prise sans combat en 1187 (29). Saladin ne v\u00e9cut pas longtemps : il mourut de mani\u00e8re inattendue \u00e0 Damas (30), vers 1194, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 57 ans (31).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Saladin eut un fils, al-Afdal \u02bfAli Nur al-Din, qui poss\u00e9dait Damas, le littoral, Salkhad, Bosra et Banias, ainsi que de nombreuses r\u00e9gions du Levant. Il se rendit avec sa famille \u00e0 Salkhad pour s\u2019y installer (32). Il ordonna la modernisation du ch\u00e2teau et, apr\u00e8s une courte p\u00e9riode \u2014 deux ans tout au plus \u2014 il remit le ch\u00e2teau et la ville \u00e0 Zayn al-Din Quraya, l\u2019un des \u00e9mirs et vassaux de son p\u00e8re. Il quitta Salkhad avec sa famille et sa m\u00e8re, et ne revint jamais au ch\u00e2teau (33).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ch\u00e2teau fut attribu\u00e9 \u00e0 Abu al-Fadl \u02bfIzz al-Din Aybak. Conscient de la situation dans la r\u00e9gion, il refortifia Salkhad en raison de sa position strat\u00e9gique. Il d\u00e9fendit l\u2019\u00c9tat ayyoubide et la ville de Bosra contre les tribus nomades (34).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1247, \u02bfIzz al-Din Aybak al-Malik al-Salih fut \u00e9cart\u00e9 de Salkhad (35) par \u02bfIzz al-Din Aybak al-Malik al-Salih, et, en 1248, il fut arr\u00eat\u00e9 avec son fils Ibrahim, emprisonn\u00e9 \u00e0 Damas puis transf\u00e9r\u00e9 au Caire, o\u00f9 il mourut en 1249 (36). Un an plus tard, sa d\u00e9pouille fut transport\u00e9e \u00e0 Damas et il y fut enterr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s une courte p\u00e9riode, la maison ayyoubide commen\u00e7a \u00e0 se d\u00e9sagr\u00e9ger en raison des rivalit\u00e9s au sein du lignage r\u00e9gnant et des d\u00e9saccords g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s entre gouverneurs. Parall\u00e8lement, la puissance des Mamelouks commen\u00e7a \u00e0 \u00e9merger, et, en 1250, la formation de l\u2019\u00c9tat mamelouk fut proclam\u00e9e. \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, l\u2019invasion mongole du Moyen-Orient d\u00e9buta : elle d\u00e9ferla sur les pays, engloutissant les villes dans le feu et le sang, d\u00e9truisant l\u2019\u00e9conomie, la culture et toutes les autres formes de vie (37).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Durant la premi\u00e8re moiti\u00e9 de la p\u00e9riode mamelouke, Salkhad entra dans une phase de stabilit\u00e9 politique et de prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique. Les premi\u00e8res ann\u00e9es furent difficiles en raison de l\u2019invasion mongole. Apr\u00e8s l\u2019incendie de Damas par les Mongols en 1260, ceux-ci se dirig\u00e8rent vers le sud et, sous le commandement du g\u00e9n\u00e9ral Katibgha, s\u2019empar\u00e8rent du ch\u00e2teau de Salkhad (38), qu\u2019ils d\u00e9truisirent \u2014 ainsi que d\u2019autres forteresses \u2014 afin d\u2019emp\u00eacher leurs ennemis d\u2019y revenir et de les r\u00e9utiliser.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au cours de cette invasion mongole, al-Zaher Baybars s\u2019empara du sultanat en 1260. Il r\u00e9sista aux Mongols et restaura les forteresses (39), dont le ch\u00e2teau de Salkhad, en les pr\u00e9parant \u00e0 la r\u00e9sistance. Son nom se lit encore sur les murailles septentrionales. Il reconstruisit \u00e9galement des mosqu\u00e9es dans l\u2019\u00c9tat mamelouk, en raison de leur r\u00f4le dans la mobilisation des populations, l\u2019encouragement au combat et le renforcement du moral. La mosqu\u00e9e de la ville de Salkhad figure parmi celles qui furent restaur\u00e9es (40). Le b\u00e2timent fut consacr\u00e9 en 1270 par Bilban al-Afram, qui laissa des inscriptions mameloukes \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la statue de la panth\u00e8re mamelouke.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La p\u00e9riode 1279\u20131290 correspond au r\u00e8gne du sultan al-Mansur Sayf al-Dawla Qalawun, qui chassa les Crois\u00e9s et mit un terme \u00e0 la menace mongole. Comme Salkhad et son ch\u00e2teau jouaient un r\u00f4le important dans la d\u00e9fense des territoires m\u00e9ridionaux contre les Mongols, le sultan nomma, en 1283, deux hommes de confiance : Sayf al-Din Basiti et \u02bfIzz al-Din al-Hamawi, officiers militaires plac\u00e9s \u00e0 la t\u00eate de Salkhad (41).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La domination ottomane, qui commen\u00e7a en 1516, n\u2019apporta pas de changements significatifs et durables \u00e0 Salkhad, dont le territoire resta n\u00e9glig\u00e9. Lorsque le consul allemand Wertstein visita la localit\u00e9 au milieu du XIXe si\u00e8cle, il y trouva une implantation d\u00e9labr\u00e9e, d\u00e9pourvue d\u2019habitants (42). Les populations avaient construit de nouvelles maisons \u00e0 partir des ruines du ch\u00e2teau abandonn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec le d\u00e9but de la Grande R\u00e9volte syrienne contre l\u2019occupation fran\u00e7aise en 1920, des groupes de r\u00e9volutionnaires furent stationn\u00e9s \u00e0 Salkhad et s\u2019y cach\u00e8rent. En cons\u00e9quence, les Fran\u00e7ais bombard\u00e8rent et d\u00e9truisirent la majeure partie du ch\u00e2teau. Ils s\u2019en empar\u00e8rent et y \u00e9tablirent une caserne militaire, augmentant la taille de l\u2019ensemble. De nombreuses transformations furent effectu\u00e9es pour accueillir le quartier g\u00e9n\u00e9ral fran\u00e7ais : des pi\u00e8ces furent am\u00e9nag\u00e9es pour le commandement, des \u00e9curies pour les chevaux, des casernements pour les soldats et des d\u00e9p\u00f4ts pour les armes.<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"3\" class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Description du ch\u00e2teau fort de Salkhad<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La section fortifi\u00e9e a subi d\u2019importantes destructions puis des reconstructions durant la r\u00e9cente occupation fran\u00e7aise ; en l\u2019absence d\u2019un relev\u00e9 topographique pr\u00e9cis, il est donc difficile d\u2019identifier les formes monumentales, \u00e0 l\u2019exception de quelques fragments du mur du ch\u00e2teau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au cours des p\u00e9riodes ult\u00e9rieures, l\u2019intervention humaine a jou\u00e9 un r\u00f4le particuli\u00e8rement important dans la d\u00e9formation des d\u00e9tails du ch\u00e2teau, en raison du manque de connaissances arch\u00e9ologiques et scientifiques quant \u00e0 ses valeurs historiques. Cette alt\u00e9ration r\u00e9sulte du d\u00e9placement et de l\u2019enl\u00e8vement de parties, de pierres et d\u2019inscriptions r\u00e9employ\u00e9es par les habitants de la r\u00e9gion pour construire et d\u00e9corer leurs maisons.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ch\u00e2teau a \u00e9t\u00e9 \u00e9difi\u00e9 sur une colline basaltique \u00e0 une altitude de 1450 m au-dessus du niveau de la mer (Fig 2). Il est constitu\u00e9 de roche basaltique sur ses contreforts occidentaux et de tuf rouge sur ses marges m\u00e9ridionales et orientales, un mat\u00e9riau facile \u00e0 travailler.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au sommet de la colline se trouve un ch\u00e2teau haut, avec un b\u00e2timent semi-circulaire, (Fig 3). Vu depuis le sud-est, le ch\u00e2teau \u00e9tait entour\u00e9 d\u2019une enceinte ext\u00e9rieure, qui constituait la premi\u00e8re ligne de d\u00e9fense. Cette enceinte a \u00e9t\u00e9 en grande partie d\u00e9truite par les dommages li\u00e9s \u00e0 la guerre et par la dispersion des pierres. Sur le c\u00f4t\u00e9 sud-est du ch\u00e2teau, les fondations sont appareill\u00e9es en blocs, et les pierres sont soigneusement taill\u00e9es. D\u2019anciennes photographies du site montrent que l\u2019enceinte ext\u00e9rieure \u00e9tait renforc\u00e9e par des tours semi-circulaires, (Fig4). Celles-ci apparaissent dans la partie nord-est de l\u2019enceinte (Fig5), mais ont disparu avec le temps, en raison de l\u2019occupation fran\u00e7aise et des destructions successives du ch\u00e2teau. Une part importante des destructions fut \u00e9galement caus\u00e9e par les habitants de la r\u00e9gion imm\u00e9diatement apr\u00e8s le d\u00e9part des troupes fran\u00e7aises. Apr\u00e8s leur retrait en 1946, durant une p\u00e9riode de paix et de tranquillit\u00e9, certains tron\u00e7ons de murs furent d\u00e9molis afin de reconstruire des habitations.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"817\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-11-1024x817.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5919\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-11-1024x817.png 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-11-300x239.png 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-11-768x613.png 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-11-370x295.png 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-11-1010x806.png 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-11-470x375.png 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-11-600x479.png 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-11.png 1083w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>F&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"910\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-14-1024x910.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5922\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-14-1024x910.png 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-14-300x267.png 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-14-768x682.png 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-14-370x329.png 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-14-1010x897.png 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-14-470x418.png 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-14-600x533.png 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-14.png 1076w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-58-1024x682.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5920\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-58-1024x682.jpeg 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-58-300x200.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-58-768x512.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-58-370x247.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-58-1010x673.jpeg 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-58-470x313.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-58-600x400.jpeg 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-58.jpeg 1184w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019approche de l\u2019ouvrage, on distingue un foss\u00e9 de plus de six m\u00e8tres de profondeur et d\u2019environ dix m\u00e8tres de largeur. Sa longueur conserv\u00e9e est de 25 m\u00e8tres. Il convient de noter que ce foss\u00e9 a \u00e9t\u00e9 combl\u00e9 par des gravats et des pierres provenant des effondrements successifs du mur du ch\u00e2teau. \u00c0 l\u2019heure actuelle, il semble que les d\u00e9fenses n\u2019enserraient pas totalement l\u2019ensemble du ch\u00e2teau ; il est donc possible que certaines zones, o\u00f9 la forte pente rendait l\u2019acc\u00e8s difficile, n\u2019aient pas n\u00e9cessit\u00e9 le creusement d\u2019un foss\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enceinte int\u00e9rieure du ch\u00e2teau a \u00e9t\u00e9 construite \u00e0 l\u2019\u00e9poque ayyoubide puis reconstruite \u00e0 l\u2019\u00e9poque mamelouke. Elle constituait la principale ligne de d\u00e9fense du site. Elle met en \u0153uvre plusieurs proc\u00e9d\u00e9s d\u00e9fensifs attest\u00e9s sur d\u2019autres fortifications de la p\u00e9riode ayyoubide. Malgr\u00e9 la d\u00e9gradation importante de cette muraille, notamment dans les secteurs est et sud-est (Fig6), les parements nord et nord-ouest offrent une lecture claire des techniques de construction et de fortification (Fig7).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La partie basse du mur est prot\u00e9g\u00e9e par un vaste glacis ma\u00e7onn\u00e9 (talus en ma\u00e7onnerie fortement inclin\u00e9), destin\u00e9 \u00e0 renforcer le corps de la muraille et \u00e0 rendre un si\u00e8ge plus difficile. Ce glacis pr\u00e9sente une inclinaison d\u2019environ 60\u00b0 vers l\u2019int\u00e9rieur, et ses blocs, soigneusement taill\u00e9s et liss\u00e9s, rendent l\u2019escalade plus ardue. Le couronnement sup\u00e9rieur est vertical, perc\u00e9 de nombreuses arch\u00e8res hautes et \u00e9troites. La technique de construction de cette partie haute est telle que, lorsqu\u2019on l\u2019observe depuis le bas, on a l\u2019impression que le mur va basculer au-dessus de l\u2019observateur. Les b\u00e2tisseurs ont \u00e9galement pris en compte le fait que certaines portions du front nord s\u2019appuient sur d\u2019\u00e9normes blocs rocheux, ce qui rendait inutile la mise en place d\u2019un glacis \u00e0 cet endroit. Sur les autres fronts, en particulier \u00e0 l\u2019ouest et au nord-ouest, on observe, derri\u00e8re les blocs de parement disparus sur la face externe du glacis, un blocage au mortier m\u00eal\u00e9 de petites pierres<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"879\" height=\"595\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-47.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5907\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-47.jpeg 879w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-47-300x203.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-47-768x520.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-47-370x250.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-47-470x318.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-47-600x406.jpeg 600w\" sizes=\"(max-width: 879px) 100vw, 879px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"837\" height=\"594\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-49.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5912\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-49.jpeg 837w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-49-300x213.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-49-768x545.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-49-370x263.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-49-470x334.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-49-600x426.jpeg 600w\" sizes=\"(max-width: 837px) 100vw, 837px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5911\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50-300x169.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50-768x432.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50-370x208.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50-1010x568.jpeg 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50-540x304.jpeg 540w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50-470x265.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50-600x338.jpeg 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50-270x152.jpeg 270w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-50.jpeg 1370w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La voie d\u2019acc\u00e8s se situe au sud du ch\u00e2teau et se compose de deux tron\u00e7ons. Elle commence en direction de l\u2019est sur environ 30 marches, puis oblique vers l\u2019ouest sur une vingtaine de marches, avant de s\u2019\u00e9largir l\u00e9g\u00e8rement \u00e0 son extr\u00e9mit\u00e9 (Fig 8).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019escalier se poursuit vers le nord et, en montant, on parvient \u00e0 un b\u00e2timent qui correspond vraisemblablement au complexe officiel du ch\u00e2teau (en rouge sur les plans joints). Les murs en sont encore visibles en de nombreux points : ils mesurent environ un m\u00e8tre d\u2019\u00e9paisseur et sont renforc\u00e9s par des tours circulaires. Cet ensemble se prolonge jusqu\u2019au flanc occidental du ch\u00e2teau. On observe \u00e9galement, dans la partie centrale, des vestiges d\u2019un escalier en colima\u00e7on. Un portique, ou couloir, se d\u00e9veloppe aussi devant le b\u00e2timent et la cour int\u00e9rieure. Dans la partie centrale du ch\u00e2teau, se trouve un b\u00e2timent compos\u00e9 de six pi\u00e8ces contigu\u00ebs. Il se peut qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 reconstruit durant la pr\u00e9sence fran\u00e7aise au ch\u00e2teau ; les parois des pi\u00e8ces ont alors \u00e9t\u00e9 enduites d\u2019un mortier de ciment. En repla\u00e7ant ces espaces dans l\u2019histoire du ch\u00e2teau \u00e0 la fin de la p\u00e9riode mamelouke \u2014 \u00e0 la fin du XIIIe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XIVe si\u00e8cle \u2014, on peut aussi envisager que ces salles aient constitu\u00e9 un ensemble de bureaux destin\u00e9s \u00e0 l\u2019administration des affaires des habitants et \u00e0 la perception des taxes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 proximit\u00e9 de l\u2019entr\u00e9e du ch\u00e2teau se trouve une pi\u00e8ce sur\u00e9lev\u00e9e, \u00e0 laquelle on acc\u00e8de par un escalier rectangulaire. Cette pi\u00e8ce pouvait servir de poste de contr\u00f4le et d\u2019accueil.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019ouest de cette pi\u00e8ce, on trouve un grand b\u00e2timent rectangulaire \u00e0 deux niveaux : \u00e0 l\u2019\u00e9tage, deux pi\u00e8ces aux murs \u00e9pais, prolong\u00e9es vers l\u2019est par une terrasse dominant la grande cour du complexe officiel. Le niveau inf\u00e9rieur (en bleu sur les plans joints) est une salle rectangulaire de grande superficie, couverte d\u2019une vo\u00fbte ; son acc\u00e8s se fait par le mur sud-est et, dans le mur nord, une ouverture donne sur une cavit\u00e9 \u00e9troite qui se dirige vers le nord puis tourne vers l\u2019est pour d\u00e9boucher sur deux grandes citernes. Cette salle, la cavit\u00e9 et les citernes ont pu \u00eatre utilis\u00e9es en p\u00e9riode de si\u00e8ge ; toutefois, malgr\u00e9 la forme \u00ab classique \u00bb de l\u2019ouvrage, les blocs employ\u00e9s dans sa construction ne sont pas taill\u00e9s de mani\u00e8re r\u00e9guli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans son ensemble, le complexe comprend cinq citernes, dont l\u2019une daterait de la p\u00e9riode fran\u00e7aise, dans la partie nord du complexe. On note en outre de petits bassins de culture \u00e0 proximit\u00e9 de l\u2019escalier courbe. (Figs. 9,10,11).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"623\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-48-1024x623.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5908\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-48-1024x623.jpeg 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-48-300x182.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-48-768x467.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-48-370x225.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-48-1010x614.jpeg 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-48-470x286.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-48-600x365.jpeg 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-48.jpeg 1143w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5915\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53-300x169.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53-768x432.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53-370x208.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53-1010x568.jpeg 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53-540x304.jpeg 540w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53-470x264.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53-600x337.jpeg 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53-270x152.jpeg 270w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-53.jpeg 1074w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"643\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-51-1024x643.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5909\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-51-1024x643.jpeg 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-51-300x188.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-51-768x482.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-51-370x232.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-51-1010x634.jpeg 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-51-470x295.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-51-600x377.jpeg 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-51.jpeg 1057w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En p\u00e9n\u00e9trant dans la partie orientale du ch\u00e2teau, il convient de noter que les deux ensembles sont s\u00e9par\u00e9s par un portique ouvert, constitu\u00e9 de deux murs en pierre ordinaire. \u00c0 mon sens, la partie est correspond \u00e0 la zone de service, ce que sugg\u00e8rent clairement l\u2019agencement des pi\u00e8ces et leurs cloisonnements. Sur les plans, le complexe de service est divis\u00e9 en trois sections.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La partie nord (S3) se compose d\u2019un escalier donnant sur une salle allong\u00e9e. Elle est flanqu\u00e9e de deux grandes salles, dont l\u2019une a livr\u00e9 des blocs de pierre circulaires utilis\u00e9s pour moudre le bl\u00e9. Cette pi\u00e8ce, de plan rectangulaire, pr\u00e9sente une surface au sol relativement importante. Sa couverture comporte, au centre, une ouverture cintr\u00e9e m\u00e9nag\u00e9e dans un carr\u00e9, afin de laisser entrer la lumi\u00e8re et de favoriser la circulation de l\u2019air. Le sol de cette salle est creus\u00e9 d\u2019une fosse profonde pouvant servir au stockage du bl\u00e9. Trois parois de la salle pr\u00e9sentent une banquette en pierre. Celle-ci a pu servir de si\u00e8ge aux ouvriers ou aux soldats, et pourrait avoir \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e \u00e0 partir de pierres r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es lors de d\u00e9molitions, ainsi que de pi\u00e8ces annexes plus petites.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La partie sud comprend deux blocs s\u00e9par\u00e9s par un passage vo\u00fbt\u00e9 en arc semi-circulaire. Sur le c\u00f4t\u00e9 ouest (S1), on observe un long couloir vo\u00fbt\u00e9, avec une citerne et des pi\u00e8ces rectangulaires ; cet ensemble correspond probablement \u00e0 un espace de repos et aux quartiers de sommeil des soldats. \u00c0 l\u2019est (S2), se trouvent plusieurs pi\u00e8ces suppl\u00e9mentaires, \u00e0 l\u2019architecture plus r\u00e9guli\u00e8re, et cette section se raccorde aux tours orientales du ch\u00e2teau. Dans l\u2019analyse de ce complexe de service, il faut souligner que les vo\u00fbtes ont \u00e9t\u00e9 construites \u00e0 des p\u00e9riodes diff\u00e9rentes : l\u2019examen des plafonds et des plans montre en effet des diff\u00e9rences nettes, comme des couvertures \u00e0 une seule vo\u00fbte en arc dans S1, et des couvertures \u00e0 quatre arcs dans S2. Dans le couloir reliant les deux sections S1 et S2, on remarque une vo\u00fbte \u00ab semi-cintr\u00e9e \u00bb, ce qui sugg\u00e8re que S2 a \u00e9t\u00e9 \u00e9difi\u00e9e \u00e0 une p\u00e9riode plus tardive : un mur aurait \u00e9t\u00e9 abattu et une salle plus large reconstruite. On observe le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne en S3, o\u00f9, dans la salle ouest, la couverture est \u00e9galement \u00e0 quatre arcs. (Figs 12,13,14,15).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"819\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-46-1024x819.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5910\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-46-1024x819.jpeg 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-46-300x240.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-46-768x614.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-46-1536x1229.jpeg 1536w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-46-370x296.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-46-1010x808.jpeg 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-46-470x376.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-46-600x480.jpeg 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-46.jpeg 1600w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5906\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43-300x169.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43-768x432.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43-370x208.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43-1010x568.jpeg 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43-540x304.jpeg 540w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43-470x264.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43-600x338.jpeg 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43-270x152.jpeg 270w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-43.jpeg 1127w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5901\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42-300x169.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42-768x432.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42-370x208.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42-1010x568.jpeg 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42-540x304.jpeg 540w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42-470x264.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42-600x337.jpeg 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42-270x152.jpeg 270w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-42.jpeg 1186w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Fig. 14. S1. Gharz-Aldin Mohanad.<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40-1024x576.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5902\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40-1024x576.jpeg 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40-300x169.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40-768x432.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40-370x208.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40-1010x568.jpeg 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40-540x304.jpeg 540w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40-470x264.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40-600x338.jpeg 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40-270x152.jpeg 270w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-40.jpeg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Fig. 15. S2. Gharz-Aldin Mohanad.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au centre du ch\u00e2teau se trouve un vaste sous-sol couvert d\u2019une unique vo\u00fbte. D\u2019apr\u00e8s des donn\u00e9es orales, ce sous-sol aurait \u00e9t\u00e9 construit \u00e0 l\u2019\u00e9poque ayyoubide et aurait servi au stockage des armes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son acc\u00e8s se fait par le c\u00f4t\u00e9 ouest. Dans le mur sud, on distingue une pi\u00e8ce aujourd\u2019hui condamn\u00e9e en raison des destructions ; il est toutefois probable qu\u2019elle ait \u00e9t\u00e9 reli\u00e9e, du c\u00f4t\u00e9 nord, \u00e0 la cavit\u00e9 mentionn\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment \u2014 sans que cette hypoth\u00e8se soit enti\u00e8rement certaine. (Figs 12,16).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En ce qui concerne les fortifications, le ch\u00e2teau semble avoir suivi, presque int\u00e9gralement, le sch\u00e9ma d\u00e9fensif m\u00e9di\u00e9val : foss\u00e9s taill\u00e9s dans le roc, glacis, tours \u00e0 plan en pointe (ou \u00ab en \u00e9peron \u00bb), et peut-\u00eatre une cour sup\u00e9rieure d\u2019o\u00f9 les d\u00e9fenseurs pouvaient d\u00e9verser de l\u2019huile bouillante sur les assaillants. Au XIIIe si\u00e8cle, les si\u00e8ges se caract\u00e9risaient par un recours intensif aux machines de jet ; les sources historiques mentionnent \u00e9galement l\u2019usage de catapultes pour bombarder le ch\u00e2teau de Salkhad. Il est probable que le ch\u00e2teau ait dispos\u00e9 de moyens d\u2019artillerie, \u00e9l\u00e9ment essentiel pour une forteresse de l\u2019importance et de la taille de Salkhad.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le grand ensemble que j\u2019ai qualifi\u00e9 de \u00ab complexe officiel \u00bb \u00e9tait renforc\u00e9 par plusieurs tours circulaires, dont les fondations \u00e9taient visibles en surface. La tour occidentale, situ\u00e9e pr\u00e8s de l\u2019angle nord-ouest du b\u00e2timent administratif, est la plus remarquable. Sa construction repose sur un blocage de moellons li\u00e9s par un mortier \u00e9pais, rev\u00eatu d\u2019un parement r\u00e9gulier en pierres taill\u00e9es. Deux tours circulaires se trouvaient \u00e9galement au centre de l\u2019espace int\u00e9rieur vo\u00fbt\u00e9 et pr\u00e8s de la partie orientale du b\u00e2timent ; il n\u2019en subsiste toutefois que la base circulaire. Ces deux tours ont pu remplir la m\u00eame fonction que la tour occidentale, mais elles apparaissent plus \u00e9troites sur le plan au sol du ch\u00e2teau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La premi\u00e8re tour du ch\u00e2teau se situait sur le c\u00f4t\u00e9 nord-est de l\u2019enceinte ; elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite \u00e0 des p\u00e9riodes ant\u00e9rieures. De grandes dimensions et de plan rectangulaire, elle pr\u00e9sentait au-dessus de sa base un corps cylindrique, probablement haut de plus de 35 m. Elle comportait une pi\u00e8ce rectangulaire destin\u00e9e au logement des gardes. Cette tour pourrait dater de la p\u00e9riode seldjoukide (44) (Figs 17,18).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"819\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-56-1024x819.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5916\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-56-1024x819.jpeg 1024w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-56-300x240.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-56-768x614.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-56-370x296.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-56-1010x808.jpeg 1010w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-56-470x376.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-56-600x480.jpeg 600w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-56.jpeg 1155w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>&nbsp;Fig. 17. NO1 : la tour nord-est ; NO2 : la tour est ; NO3 : la tour nord-ouest. Gharz-Aldin Mohanad ; Yovitchitch Cyril (2007).<\/em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"A picture containing rock, rocky, outdoor, nature\n\nDescription automatically generated\" src=\"blob:https:\/\/swaidamag.com\/6fdb4677-a51c-4981-91ae-38ff99368268\" width=\"512\" height=\"341\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La petite tour situ\u00e9e \u00e0 l\u2019est, datant de la p\u00e9riode pr\u00e9-mamelouke, se trouve \u00e0 quinze m\u00e8tres du b\u00e2timent. Cette petite tour carr\u00e9e, large de 5,55 m, poss\u00e8de un vestibule vo\u00fbt\u00e9 en demi-cercle. Son mur de fa\u00e7ade est constitu\u00e9 de grands blocs de pierre, scell\u00e9s par un m\u00e9lange de terre et de mortier. Sur le c\u00f4t\u00e9 gauche, un am\u00e9nagement en pente formant une assise a \u00e9t\u00e9 m\u00e9nag\u00e9, sur lequel les soldats pouvaient s\u2019asseoir (Figs 17,19).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La grande tour du c\u00f4t\u00e9 nord-ouest du ch\u00e2teau est sans doute l\u2019ouvrage le plus important du site et mesure plus de 12 m de large. Elle date de la p\u00e9riode mamelouke, mais elle est aujourd\u2019hui d\u00e9truite et seule une partie du mur nord est conserv\u00e9e (45). La tour s\u2019\u00e9levait \u00e0 plus de 20 m de hauteur et \u00e9tait b\u00e2tie en grands blocs de basalte, portant des traces de taille. Les fondations du niveau inf\u00e9rieur \u2014 une salle de plan rectangulaire \u2014 sont encore visibles. Sa vo\u00fbte est port\u00e9e par deux piliers. Deux arch\u00e8res (meurtri\u00e8res de tir) sont observables dans le mur nord, qui demeure en place (Figs 17,20).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"815\" height=\"543\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-41.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5903\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-41.jpeg 815w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-41-300x200.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-41-768x512.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-41-370x247.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-41-470x313.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-41-600x400.jpeg 600w\" sizes=\"(max-width: 815px) 100vw, 815px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"834\" height=\"546\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-45.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5905\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-45.jpeg 834w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-45-300x196.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-45-768x503.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-45-370x242.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-45-470x308.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-45-600x393.jpeg 600w\" sizes=\"(max-width: 834px) 100vw, 834px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019autres tours sont visibles au sud-est et au sud-ouest du ch\u00e2teau ; elles n\u00e9cessiteraient des investigations arch\u00e9ologiques plus approfondies et des fouilles plus d\u00e9taill\u00e9es (Figs 21,22). Par ailleurs, des arch\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 m\u00e9nag\u00e9es dans les murs du ch\u00e2teau afin de contribuer \u00e0 sa d\u00e9fense ; on observe en effet des vestiges d\u2019ouvertures de tir sur les fa\u00e7ades orientale et nord-occidentale. Elles dateraient toutes de la p\u00e9riode mamelouke, dans la mesure o\u00f9 les Mamelouks ont restaur\u00e9 le ch\u00e2teau et son enceinte apr\u00e8s l\u2019invasion mongole.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l\u2019\u00e9tape suivante, il convient de d\u00e9crire les destructions qui ont affect\u00e9 le ch\u00e2teau et d\u2019en mettre en \u00e9vidence les manifestations, en les rapportant \u00e0 trois causes principales (s\u00e9ismes, guerres et pr\u00e9l\u00e8vement de pierres du ch\u00e2teau par les habitants). Cette partie s\u2019appuie sur des sources historiques qui mentionnent les tremblements de terre survenus dans le sud de la Syrie en g\u00e9n\u00e9ral, et dans la r\u00e9gion de Salkhad et au niveau de son ch\u00e2teau en particulier.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"A picture containing outdoor, mountain, rock, nature\n\nDescription automatically generated\" src=\"blob:https:\/\/swaidamag.com\/f7847832-7c8b-4d13-9089-37b74cde0043\" width=\"357\" height=\"257\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout d\u2019abord, les guerres ont jou\u00e9 un r\u00f4le majeur dans la destruction, en particulier, des murs ext\u00e9rieurs du ch\u00e2teau. L\u2019histoire du site mentionne plusieurs combats survenus \u00e0 proximit\u00e9 de la forteresse, ainsi que le si\u00e8ge du ch\u00e2teau \u00e0 l\u2019\u00e9poque mamelouke, au cours duquel il aurait \u00e9t\u00e9 bombard\u00e9 \u00e0 la catapulte ; sur le mur nord-ouest, on distingue encore l\u2019impact laiss\u00e9 par un projectile de catapulte, sous la forme d\u2019une br\u00e8che circulaire.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"A picture containing sky, rock, outdoor, rocky\n\nDescription automatically generated\" src=\"blob:https:\/\/swaidamag.com\/678e713b-86ef-4bf4-a68f-30467ffe2765\" width=\"370\" height=\"256\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par ailleurs, lors de l\u2019invasion fran\u00e7aise de la Syrie, un groupe de combattants s\u2019\u00e9tait retranch\u00e9 dans le ch\u00e2teau en raison de sa position strat\u00e9gique. Toutefois, diverses circonstances les emp\u00each\u00e8rent de repousser l\u2019attaque fran\u00e7aise. Le ch\u00e2teau fut ensuite occup\u00e9 par l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, qui modifia certains de ses \u00e9l\u00e9ments et reconstruisit plusieurs postes de garde ainsi qu\u2019une tour d\u2019observation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quant aux atteintes dues aux habitants, plusieurs t\u00e9moignages concordants indiquent qu\u2019apr\u00e8s le d\u00e9part des forces fran\u00e7aises, des habitants de la ville ont d\u00e9mont\u00e9 des sections enti\u00e8res des murs du ch\u00e2teau et en ont r\u00e9employ\u00e9 les pierres pour construire leurs maisons, d\u2019autant que nombre de blocs des murs ext\u00e9rieurs \u00e9taient taill\u00e9s et soigneusement dress\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les destructions dues aux s\u00e9ismes sont, quant \u00e0 elles, difficiles \u00e0 attribuer avec certitude en l\u2019absence d\u2019\u00e9tudes g\u00e9ophysiques et techniques permettant d\u2019en pr\u00e9ciser les m\u00e9canismes. N\u00e9anmoins, l\u2019examen des sources historiques, compl\u00e9t\u00e9 par l\u2019observation directe, permet de distinguer certains indices de d\u00e9g\u00e2ts et de proposer une datation approximative de certains \u00e9pisodes sismiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019historien Ab\u016b Sh\u0101ma rapporte, dans son ouvrage&nbsp;<em>al-Raw\u1e0datayn f\u012b akhb\u0101r al-dawlatayn al-N\u016briyya wa-l-\u1e62al\u0101\u1e25iyya<\/em>, un tremblement de terre survenu en 1152. Le s\u00e9isme frappa les r\u00e9gions au sud de Damas, notamment Bosra et le Hawran, provoquant de lourdes destructions ; il fut suivi la m\u00eame ann\u00e9e par un autre s\u00e9isme dans la m\u00eame r\u00e9gion, \u00e9tant entendu que l\u2019\u00e9v\u00e9nement s\u2019\u00e9tendit \u00e0 un vaste territoire mais que son \u00e9picentre se situait au sud de Damas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il mentionne \u00e9galement qu\u2019en 1156 un s\u00e9isme plus important se produisit, suivi l\u2019ann\u00e9e suivante d\u2019un autre tremblement de terre (Fig 23). Ces deux \u00e9v\u00e9nements figurent, d\u2019apr\u00e8s les sources, parmi les plus destructeurs : Ibn al-Ath\u012br rapporte qu\u2019ils ravag\u00e8rent de vastes zones \u00e0 Mossoul, dans la Djaz\u012bra syrienne, \u00e0 Hama et \u00e0 Bosra, ainsi que sur le littoral syrien, et qu\u2019ils endommag\u00e8rent de nombreux ch\u00e2teaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ibn Kath\u012br ajoute plusieurs d\u00e9tails : il cite aussi les littoraux syrien, libanais et palestinien, et indique que les effets du s\u00e9isme atteignirent Chypre et la p\u00e9ninsule Arabique. En 1170 (Fig 24), le Levant connut de nouveaux s\u00e9ismes puissants, qui d\u00e9truisirent de nombreux ch\u00e2teaux ; il est possible que le ch\u00e2teau de Salkhad ait fait partie des forteresses endommag\u00e9es. Il convient de noter que des ch\u00e2teaux crois\u00e9s furent \u00e9galement d\u00e9truits, ce qui limita les affrontements militaires et orienta les pouvoirs vers des efforts de reconstruction et de refortification. En 1261, un autre s\u00e9isme frappa le Levant, et l\u2019historien al-Qalqashand\u012b mentionne qu\u2019il se fit sentir jusqu\u2019en \u00c9gypte, \u00e0 Karak, \u00e0 Shawbak et en Irak, l\u2019\u00e9v\u00e9nement ayant \u00e9t\u00e9 largement d\u00e9vastateur.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"682\" height=\"533\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-13.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5923\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-13.png 682w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-13-300x234.png 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-13-370x289.png 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-13-470x367.png 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-13-600x469.png 600w\" sizes=\"(max-width: 682px) 100vw, 682px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"719\" height=\"430\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-12.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5924\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-12.png 719w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-12-300x179.png 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-12-370x221.png 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-12-470x281.png 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-12-600x359.png 600w\" sizes=\"(max-width: 719px) 100vw, 719px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans (Figs 25,26,27), il \u00e9tait n\u00e9cessaire de fournir une br\u00e8ve explication de la succession des couches (ou phases) architecturales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On observe, dans la phase n\u00b0 <strong>1<\/strong>, des blocs de basalte bleu-noir, peu soigneusement taill\u00e9s, de dimensions h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. Dans la phase n\u00b0 <strong>2<\/strong>, on constate la poursuite de l\u2019emploi du basalte, mais avec une couleur diff\u00e9rente (basalte brun) ; les blocs y sont mieux dress\u00e9s et pr\u00e9sentent des dimensions plus homog\u00e8nes. La phase n\u00b0 <strong>3<\/strong> semble correspondre \u00e0 un \u00e9tat plus tardif : la ma\u00e7onnerie y est irr\u00e9guli\u00e8re, r\u00e9alis\u00e9e avec des pierres de tailles vari\u00e9es, sans mortier contrairement aux phases <strong>1<\/strong> et <strong>2<\/strong> ; il est donc possible que ce mur ait \u00e9t\u00e9 construit durant la pr\u00e9sence des r\u00e9volutionnaires, ou pendant l\u2019occupation fran\u00e7aise du ch\u00e2teau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la description des destructions, on remarque, d\u2019apr\u00e8s une lecture stratigraphique des \u00e9l\u00e9vations (murs encore en place) du ch\u00e2teau, deux \u00e9pisodes majeurs de dommages. Le premier peut \u00eatre situ\u00e9 entre les phases <strong>1<\/strong> et <strong>2<\/strong> : la phase <strong>2<\/strong> correspondrait \u00e0 une reconstruction faisant suite \u00e0 l\u2019effondrement de murs appartenant \u00e0 la phase <strong>1<\/strong>. Le second \u00e9pisode est post\u00e9rieur \u00e0 la phase <strong>2<\/strong> : il a entra\u00een\u00e9 l\u2019effondrement de certaines parties de la phase <strong>2<\/strong>, sans qu\u2019on observe d\u2019indices de reconstruction ult\u00e9rieure. Il a tr\u00e8s probablement conduit \u00e0 l\u2019abandon du ch\u00e2teau. Il convient de souligner que les dommages observ\u00e9s semblent r\u00e9sulter de s\u00e9ismes importants. Sur la base de l\u2019ampleur des EAEs, on peut proposer une intensit\u00e9 comprise entre VIII et IX. Cependant, les sources historiques qui \u00e9voquent les s\u00e9ismes survenus durant la p\u00e9riode d\u2019occupation du ch\u00e2teau ne mentionnent pas, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de ce site, des effets d\u2019une telle ampleur. Il est donc possible que certains s\u00e9ismes n\u2019aient pas \u00e9t\u00e9 consign\u00e9s dans les sources historiques disponibles, ce qui n\u00e9cessite une enqu\u00eate de terrain ult\u00e9rieure.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019autres dommages observables apparaissent (Fig 28) (46), tels que l\u2019effondrement complet du mur oriental ; des d\u00e9g\u00e2ts comparables sont attest\u00e9s sur de nombreux murs du ch\u00e2teau (Fig 29) (47). Des dommages similaires ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits par Marco et al. (2003) dans diff\u00e9rents secteurs du Levant et attribu\u00e9s \u00e0 des effets sismiques (48)(Fig 30).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"822\" height=\"533\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-55.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5917\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-55.jpeg 822w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-55-300x195.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-55-768x498.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-55-370x240.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-55-470x305.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-55-600x389.jpeg 600w\" sizes=\"(max-width: 822px) 100vw, 822px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"823\" height=\"538\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-57.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5921\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-57.jpeg 823w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-57-300x196.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-57-768x502.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-57-370x242.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-57-470x307.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-57-600x392.jpeg 600w\" sizes=\"(max-width: 823px) 100vw, 823px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"823\" height=\"613\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-52.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5918\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-52.jpeg 823w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-52-300x223.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-52-768x572.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-52-370x276.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-52-470x350.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-52-600x447.jpeg 600w\" sizes=\"(max-width: 823px) 100vw, 823px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"819\" height=\"608\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-59.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5925\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-59.jpeg 819w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-59-300x223.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-59-768x570.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-59-370x275.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-59-470x349.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-59-600x445.jpeg 600w\" sizes=\"(max-width: 819px) 100vw, 819px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"825\" height=\"609\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-54.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5914\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-54.jpeg 825w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-54-300x221.jpeg 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-54-768x567.jpeg 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-54-370x273.jpeg 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-54-470x347.jpeg 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-54-600x443.jpeg 600w\" sizes=\"(max-width: 825px) 100vw, 825px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"803\" height=\"615\" src=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-10.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5913\" srcset=\"https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-10.png 803w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-10-300x230.png 300w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-10-768x588.png 768w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-10-370x283.png 370w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-10-470x360.png 470w, https:\/\/swaidamag.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/image-10-600x460.png 600w\" sizes=\"(max-width: 803px) 100vw, 803px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<ol start=\"4\" class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>CONCLUSION<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le site strat\u00e9giquement important du volcan \u00e9teint de Salkhad a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 comme poste militaire avanc\u00e9 au moins depuis la p\u00e9riode nabat\u00e9enne. Bien qu\u2019aucun vestige clairement attribuable \u00e0 des constructions grecques ou romaines n\u2019ait \u00e9t\u00e9 mis au jour jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, il est tr\u00e8s probable que le site ait \u00e9t\u00e9 davantage fortifi\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine, lorsqu\u2019il constituait un point cl\u00e9 pour contr\u00f4ler les nomades du d\u00e9sert voisin. L\u2019absence presque totale de mentions du site durant les premiers si\u00e8cles de l\u2019islam pourrait indiquer que son importance a, dans une certaine mesure, diminu\u00e9, ou qu\u2019il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 concern\u00e9 par les principaux \u00e9v\u00e9nements militaires. \u00c0 partir de la d\u00e9sagr\u00e9gation du califat, la forteresse retrouve en revanche un r\u00f4le de premier plan : elle permet de contr\u00f4ler la zone fertile et ses principales routes commerciales durant les si\u00e8cles agit\u00e9s des p\u00e9riodes fatimide, ayyoubide et mamelouke.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le d\u00e9veloppement majeur de l\u2019\u00e9tat actuel du site semble devoir beaucoup aux efforts ayyoubides, comme le sugg\u00e8rent plusieurs \u00e9l\u00e9ments encore en \u00e9l\u00e9vation, qui pr\u00e9sentent de nettes similitudes avec des sites de la m\u00eame p\u00e9riode, mieux conserv\u00e9s et davantage \u00e9tudi\u00e9s. Bien qu\u2019il s\u2019agisse avant tout d\u2019un point fort militaire, le ch\u00e2teau a probablement abrit\u00e9 aussi plusieurs b\u00e2timents r\u00e9sidentiels li\u00e9s au gouverneur. Les guerres mongoles de la seconde moiti\u00e9 du XIIIe si\u00e8cle provoqu\u00e8rent des d\u00e9g\u00e2ts importants, suivis d\u2019une reconstruction \u00e0 l\u2019\u00e9poque mamelouke ; de cette p\u00e9riode datent de nombreuses d\u00e9couvertes issues des fouilles limit\u00e9es r\u00e9alis\u00e9es jusqu\u2019ici. Les si\u00e8cles suivants se caract\u00e9risent par un net d\u00e9clin de l\u2019usage militaire de Salkhad, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du Mandat fran\u00e7ais, lorsque des troupes \u00e9trang\u00e8res r\u00e9investirent le site pour des raisons militaires, acc\u00e9l\u00e9rant encore sa d\u00e9gradation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le nombre restreint de campagnes de fouilles n\u2019a pas permis de clarifier avec pr\u00e9cision l\u2019organisation et le plan du ch\u00e2teau ; il est envisag\u00e9 d\u2019y rem\u00e9dier \u00e0 l\u2019avenir par de nouveaux travaux de terrain.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Bibliography<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Tlas Mustafa, <em>al-Mujam al-Jughrafiyy lilqutur al-Arabiyy al-Suriyy<\/em>, V4, (Markaz al-Dirasat al-Askariyya, Damascus, 1992), 141.<\/li>\n\n\n\n<li>Hamza Nazih, <em>Tarikh Madinat Salkhad mundz Ahid al-Anbat hatta Nihayat Asir al- Mamalik<\/em>, (Wizarat al- Thaqafa, Damascus, 1996), 213.<\/li>\n\n\n\n<li>&nbsp;Old Testament, <em>Deuteronomy 5<\/em>, 3:10.<\/li>\n\n\n\n<li>Syrian Arab Republic and Region Reference map.online &lt;https:\/\/www.unocha.org\/syria&gt;. 2022. Jan. 09&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>Miller Naomi, \u02baBosra fi Bilad al-Arab\u02ba, <em>AAAS<\/em>,&nbsp; V36-37,&nbsp; (1987), 132-143.<\/li>\n\n\n\n<li>Ali Jawad, <em>Tarikh al-Arab Qabil al-Islam, <\/em>V2, (Matbaat Dar al-Ilim, Beirut, 1971), 326.<\/li>\n\n\n\n<li>Ali Jawad, <em>Tarikh al-Arab Qabil al-Islam<\/em>, 327.<\/li>\n\n\n\n<li>Kurd Ali,&nbsp; <em>khutat al-Sham,<\/em> V6, (Maktabat al-Nuri. Damascus, 1983) 435.<\/li>\n\n\n\n<li>Kurd Ali, <em>khutat al-Sham<\/em>, 275.<\/li>\n\n\n\n<li>Hamza Nazih, <em>Tarikh Madinat Salkhad mundz Ahid al-Anbat hatta Nihayat Asir al- Mamalik<\/em>, 47.<\/li>\n\n\n\n<li>al-Minnawi Muhammad,&nbsp; <em>al-Wizara wa al-wzaraa fi al-Ahid al-Fatimi<\/em>, (Dar al-Maarif, Cairo 1970), 187.<\/li>\n\n\n\n<li>Hatum Nur-aldin, <em>Dzikra Marakat Hittin<\/em>. (Wizarat al-Thaqafa, Damascus, 1987), 52.<\/li>\n\n\n\n<li>Hamza Nazih, <em>Tarikh Madinat Salkhad mundz Ahid al-Anbat hatta Nihayat Asir al- Mamalik<\/em>, 49.<\/li>\n\n\n\n<li>Kurd Ali, <em>khutat al-Sham<\/em>, 225.<\/li>\n\n\n\n<li>Asfahani al- Imad al-katib, <em>Jaridat al-Qasir wa Jaridat al-Asir<\/em>, Ed, Faisal Shukri, (al-Matbaa al-hashimiyya, Damascus, 1968), 181.<\/li>\n\n\n\n<li>Taghi Birdi, <em>al-Nujum al-zahira fi muluk Misr wa\u2019l-Qahira<\/em>, V2, Ed, Muahmmad Husin Shams\u02bcldin, (Wizarat al-Thaqafa. Cairo, 1963), 275.<\/li>\n\n\n\n<li>al- Asali Bassam, <em>al -Aiyyam al-Hasima, <\/em>(Dar al-Nafaiis, Beirut, 1980), 79.<\/li>\n\n\n\n<li>Kurd Ali,&nbsp; <em>khutat al-Sham<\/em>, 27.<\/li>\n\n\n\n<li>Abu Assaf Ali,&nbsp; <em>al-Athar fi jabal Hawran<\/em>, (al-Adib, Damascus, 1997), 102\u2013103.<\/li>\n\n\n\n<li>Abd al-Haq Adil, \u02baMasrah Bosra wa Qalaatuha\u02ba, <em>AAAS<\/em>, V14, (1964), 5-23.<\/li>\n\n\n\n<li>Ibn al-Ibri, <em>Tarikh Mukhtasar al-Dwal<\/em>, Ed, Antun Salhany al-Yusaai,( Beirut, 1992), 182.<\/li>\n\n\n\n<li>Abu al-Fidaa, <em>al-Mukhtasar fi akhbar al-bashar<\/em>, V2, Ed, Mahmud Daiyyu, (al- Matbaa al- husayniyya al- Masriyya, Cairo, 1932), 29.<\/li>\n\n\n\n<li>Ibn Khaldun,&nbsp; <em>al-Ibar wa Diwan al-Mubtadaa wa al-Khabar,<\/em> Ed, Abu Suhayb al-Karami,&nbsp; (Bayt al-Afkar al-Dwaliyya, Amman, 2009), 1383.<\/li>\n\n\n\n<li>Ibn Khaldun,&nbsp; <em>al-Ibar wa Diwan al-Mubtadaa wa al-Khabar<\/em>, 1384.<\/li>\n\n\n\n<li>al-Umari,&nbsp; <em>Masalik al-Absar fi mamalik al-Amsar,<\/em> V27, Ed, Kamil al-Juburi, (Dar al-Kutub al-Ilmiyya, Bayrut, 2010), 57.<\/li>\n\n\n\n<li>Ibn Khaldun, <em>al-Ibar wa Diwan al-Mubtadaa wa al-Khabar<\/em>, 1385.<\/li>\n\n\n\n<li>Ibn al-Athir,&nbsp; <em>al-Kamil fi al-Tarikh, <\/em>Ed, Abu al-Fidaa al-Qadi, V9, (Dar al-Kutub al-Ilmiyya, Bayrut, 1987), 124.<\/li>\n\n\n\n<li>al-Nwayriyy, <em>Nihayat al Arab fi Funun al- Adab<\/em>, Ed, Najib Mustafa Fawwaz, V28, (Dar al- Kutub al- Ilmiyya, Beirut, 2004), 374.<\/li>\n\n\n\n<li>al- Maqriziyy, <em>Kitab al- Suluk li Maarifat Dwal al- Muluk<\/em>, Ed, Muuammad Abd al- Qadir Ata, V1, (Dar al- Kutub al- Ilmiyya, Beirut, 1997), 209.<\/li>\n\n\n\n<li>Ibn Khaldun, <em>al-Ibar wa Diwan al-Mubtadaa wa al-Khabar<\/em>, 1427.<\/li>\n\n\n\n<li>al- Maqriziyy, <em>Kitab al- Suluk li Maarifat Dwal al- Muluk<\/em>, 228.<\/li>\n\n\n\n<li>Hamza Nazih, <em>Tarikh Madinat Salkhad mundz Ahid al-Anbat hatta Nihayat Asir al- Mamalik<\/em>,&nbsp; 64.<\/li>\n\n\n\n<li>Ibn al-Athir, <em>al-Kamil fi al-Tarikh<\/em>, V12, 106.<\/li>\n\n\n\n<li>al-Dimashqiyy,&nbsp; <em>al-Daris fi Tarikh al-Madaris, <\/em>Ed, Ibrahim Shams al-Din, V1, (Dar al-Kutub al-Ilmiyya, 1990), 423.<\/li>\n\n\n\n<li>al-Maqdisi, <em>al-Rawdatayn fi Akhbar al-Dawlatayn al-Nuriyya wa al-Salahiyya<\/em>, Ed, Ibrahim al-Zaybaq, V5, (Muaassasat al-Risala, Beirut, 1997),&nbsp; 276.<\/li>\n\n\n\n<li>al- Maqriziyy, <em>Kitab al- Suluk li Maarifat Dwal al- Muluk<\/em>, 431<\/li>\n\n\n\n<li>Kurd Ali,&nbsp; <em>khutat al-Sham<\/em>, 56.<\/li>\n\n\n\n<li>al-Nwayriyy,&nbsp; <em>Nihayat al Arab fi Funun al- Adab<\/em>, 263.<\/li>\n\n\n\n<li>Kurd Ali, <em>khutat al-Sham<\/em>, 56.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>\u200e<\/strong>Kurd Ali, <em>khutat al-Sham<\/em>, 57.<strong>\u200e<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li>Abu Aassaf Ali, <em>al-Athar fi jabal Hawran<\/em>, 104.<\/li>\n\n\n\n<li>Aerial Archaeology in the Middle East: Castle of Salkhad. Closer view of the picturesque castle. Online: &lt;https:\/\/www.flickr.com\/photos\/apaame\/12829914403&gt; 2022.Feb.9<\/li>\n\n\n\n<li>Abu Assaf Ali, <em>al-Athar fi jabal Hawran<\/em>, 105.<\/li>\n\n\n\n<li>Yovitchitch Cyril, <em>Forteresses Ayyoubides de la Principaute de Damas<\/em>, V3, Text, (Sorbonne university, Paris, 2007), 531.<\/li>\n\n\n\n<li>Yovitchitch Cyril, <em>Forteresses Ayyoubides de la Principaute de Damas<\/em>, 536.<\/li>\n\n\n\n<li>J. Imbricated arrangement of the western wall of the Um el Kanatir synagogue, which fell westward (right side in the photo). Two earthquakes hit the site in 551 and 749 AD (Wechsler et al., 2006b). This arrangement cannot form where walls collapse by slow protracted deterioration.<\/li>\n\n\n\n<li>K. Collapsed wall of the northern watchtowers of Kal&rsquo;at Nimrod lay in disarray at the bottom of a steep slope. The large ashlars fell in 1759.<\/li>\n\n\n\n<li>Marco Shamuel, \u02baRecognition of earthquake-related damage in archaeological sites: Examples&nbsp; from&nbsp; the&nbsp; Dead&nbsp; Sea&nbsp; fault&nbsp; zone\u02ba, <a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/journal\/tectonophysics\"><em>Tectonophysics<\/em><\/a><em>, <\/em><a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/journal\/tectonophysics\/vol\/453\/issue\/1\">V 453,<\/a>&nbsp;2008, 148-156.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><em><br>P.S. : Le texte original, soumis par l\u2019auteur en arabe, a \u00e9t\u00e9 traduit en fran\u00e7ais et\/ou en anglais \u00e0 l\u2019aide d\u2019outils d\u2019intelligence artificielle, avec une r\u00e9vision humaine ult\u00e9rieure afin d\u2019en garantir l\u2019exactitude. La version arabe originale demeure la r\u00e9f\u00e9rence d\u00e9finitive pour les id\u00e9es, les arguments et le contenu scientifique de l\u2019auteur, et elle est consult\u00e9e en cas de divergences ou de difficult\u00e9s d\u2019interpr\u00e9tation entre les diff\u00e9rentes versions linguistiques.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Citation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Gharz-Aldin, M. (2026). Le ch\u00e2teau de Salkhad \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale. Swaida Intellectual Digital Magazine, 1(2). https:\/\/doi.org\/10.5281\/zenodo.19422981<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gharz-Aldin Mohanad ( mohanad.gharzalden@gmail.com ) (P\u00e1zm\u00e1ny P\u00e9ter&nbsp;Catholic&nbsp;University, Budapest, Hungary) \u00ab Territoire jouxtant le Hauran, aux abords de Damas : une forteresse puissamment fortifi\u00e9e et une vaste contr\u00e9e agr\u00e9able, r\u00e9put\u00e9e pour son vin. \u00bb&nbsp; (Y\u0101q\u016bt al-\u1e24amaw\u012b,&nbsp;Mu\u02bfjam al-Buld\u0101n, vol. 3, p. 401) Dans cet&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[171],"tags":[238,236],"class_list":["post-5835","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-monuments-et-lieux","tag-monuments-et-lieux","tag-236"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5835","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5835"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5835\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6338,"href":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5835\/revisions\/6338"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5835"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5835"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/swaidamag.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5835"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}